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Précipitations acides : leurs effets sur l'environnement

Il se produit des mortalités chez la population piscicole au moment de la fonte printanière lorsque des polluants très acides, qui se sont accumulés dans la neige au cours de l'hiver, sont drainés dans les cours d'eau. Certaines espèces de poisson comme l'achigan à petite bouche, le doré, l'omble de fontaine et le saumon sont plus sensibles que d'autres à l'acidité. L'incapacité pour les femelles de pondre et l'incapacité des larves et alevins de survivre constituent des signes de stress causé par l'acidité. Ce qui explique que, dans certains lacs acides, on ne retrouve que des poissons plus âgés. On observe d'autres effets des précipitations acides sur le poisson des lacs, comme le ralentissement de la croissance, l'incapacité de réguler son équilibre chimique, des difformités chez les jeunes et une plus grande vulnérabilité à la maladie. Les précipitations acides peuvent avoir des effets dévastateurs sur les lacs et les cours d'eau. Les lacs acidifiés ne peuvent plus abriter la même diversité de formes vivantes que lorsqu'ils étaient sains. Toute la chaîne alimentaire du lac, depuis les organismes planctoniques (organismes microscopiques à la base de la pyramide alimentaire) jusqu'aux poissons de petites tailles et de grandes tailles, en passant par les invertébrés, sont affectés.

À mesure que les stocks de poissons disparaissent, le nombre d'oiseaux qui s'en nourrissent et de mammifères diminue. Une hausse de l'acidité dans les rivières et les lacs entraîne le déséquilibre de l'écosystème. Non seulement plusieurs espèces viennent-elles à disparaître mais d'autres formes de vie, comme les plantes benthiques (au fond des lacs) et les mousses pullulent dans les lacs acides, tout comme les larves de simulies (mouche noire).

Forêts :

Les effets des précipitations acides sur les forêts peuvent être très légers comme très graves, selon l'acidité des pluies et selon la région et les conditions géologiques et biologiques. Les précipitations acides peuvent appauvrir les sols forestiers en minéraux et entraîner une perte d'éléments nutritifs nécessaires à la pérennité de la végétation. Elles endommagent également la surface des feuilles et des aiguilles, ce qui influe sur le processus de photosynthèse. De plus, les précipitations acides inhibent la reproduction et la germination et minent la capacité des arbres de résister aux insectes ravageurs et autres agents pathogènes. Les arbres envahis par la
maladie risquent de mourir et ont une valeur économique moins élevée.

Les précipitations acides : leur origine

Deux polluants en particulier sont à l'origine des pluies acides : le dioxyde de soufre (SO2) et les oxydes d'azote (NOx). Tous deux sont naturellement présents dans l'environnement. Les volcans, les océans, la dégénérescence biologique et les feux de forêt sont des sources naturelles de SO2. On estime que les émissions de SO2 à l'échelle planétaire se chiffrent à environ 79 millions de tonnes par an. Le Canada contribue au problème des pluies acides en rejetant dans l'atmosphère 2,7 millions de tonnes de SO2 par an. Les volcans et la dégénérescence biologique constituent des sources naturelles de NOx. Les scientifiques estiment que les émissions de NOx provenant de sources naturelles atteignent entre 20 millions et 90 millions de tonnes par année dans le monde entier. De plus, quelque 22 millions de tonnes de NOx sont rejetées dans l'atmosphère par l'activité humaine. On compte au nombre des activités humaines qui contribuent à la production d'émissions de dioxyde de soufre (SO2) et d'oxydes d'azote (NOx) la combustion de combustibles fossiles comme l'essence et le diesel, l'exploitation de centrales au charbon et l'utilisation d'appareils de chauffage résidentiel.

Précipitations acides : dépôts acides

On désigne couramment par pluies acides toute forme de précipitations pouvant être acides : la neige, le brouillard et la grêle. Deux polluants en particulier sont à l'origine des pluies acides : le dioxyde de soufre (SO2) et les oxydes d'azote (NOx). Leur principale source est l'utilisation de combustibles fossiles pour produire de l'électricité ou de l'essence pour les véhicules. Dans l'atmosphère, la composition chimique du dioxyde de soufre se modifie pour donner de l'acide sulfurique; les oxydes d'azote se transforment en acide nitrique. Ces substances sont susceptibles d'être transportées sur de grandes distances par les vents dominants et de retomber sur terre sous forme de précipitations acides. L'eau "pure" a un pH de 7 (valeur neutre), tandis que les précipitations non polluées ont ordinairement un niveau d'acidité d'environ 5,6. En comparaison, le pH des pluies acides peut être aussi bas que 3 ou 4. Plus le pH d'une substance est bas, plus cette substance est acide. Il faut se rappeler que le pH se mesure selon une échelle logarithmique. Par exemple, une valeur de 6 signifie un taux d'acidité 10 fois plus important que la valeur 7, et un pH de 5 signifie un taux d'acidité 100 fois plus important que la valeur 7!

Les précipitations acides constituent un problème lorsque l'environnement ne parvient pas à les neutraliser. Dans l'est du Canada, par exemple, les réseaux
hydrographiques ne sont pas suffisamment alcalins (pas assez de calcaires) et ne parviennent pas à neutraliser naturellement les précipitations acides. L'Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse sont donc frappés le plus durement par les précipitations acides parce que ces secteurs ne sont pas en mesure de neutraliser naturellement l'acidité. Les précipitations acides ont une incidence profonde sur la végétation, la faune et la santé humaine; par exemple, elles endommagent les feuilles des arbres, modifient la composition chimique du sol, appauvrissent les sols en éléments nutritifs utiles aux plantes et contribuent à l'acidification des lacs et des cours d'eau, laquelle a des effets directs sur les organismes aquatiques.